20 août, 2007

Bonne rentrée scolaire!

Je sais, ça fait des lunes...

J'avais mes raisons d'être plus silencieuse. Je pourrai y revenir...

Demain, c'est un nouveau départ. Une nouvelle année scolaire qui commence. Je me sens portée par une énergie tellement positive, tellement stimulante. J'ai hâte de voir mes nouvelles sauterelles.

Je souhaite une belle rentrée scolaire à tous mes ami(e)s enseignants et enseignantes. Je vous souhaite du bon temps en classe, de bons élèves, de beaux groupes, mais surtout, je vous souhaite d'être passionnés et d'être heureux dans votre travail. C'est tellement important!

Au plaisir !

16 novembre, 2006

Reportage intéressant

Mercredi soir, l’équipe de l’émission Enjeux a présenté un bon reportage sur la réalité des nouveaux enseignants.

Il est possible de revoir le reportage lors des reprises.

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/index.shtml

Je sais que dans mon cas je suis très chanceuse. Je suis littéralement bénie des dieux! Bien que l’année dernière j’enseignais quatre matières, je me considère chanceuse d’évoluer dans un milieu très humain. Toutes les élèves sont de petites sauterelles de soie. Je suis très très chanceuse.

Tout de même, l’attribution des tâches en enseignement est un sujet litigieux. En enseignement, les tâches les plus complexes et difficiles sont laissées aux nouveaux. Or, dans la majorité des professions, les gros défis sont automatiquement octroyés au plus expérimentés. C’est un peu le monde à l’envers, mais c’est plus logique!

14 novembre, 2006

Ma nouvelle passion!


Voici ma nouvelle passion! Mon nouveau chat "Merlin".
Il est trop craquant! Je me devais de le partager avec vous tous.

Je suis un peu gaga avec mes chats, mais heureusement pour moi, il semble que la présence d'un chat dans une maison fasse baisser la tension artérielle des propriétaires et fasse diminuer l'angoisse.

Vive la zoothérapie!

13 novembre, 2006

la reconnaissance sociale

Depuis quelques jours, je pense à mon blogue. Je sais que je ne l’alimente plus vraiment. Je culpabilise même un brin. Il me semble qu’au début, j’avais vraiment le vent dans les voiles. J’aimerais retrouver mon souffle initial, mais je me sens un peu éteinte ces temps-ci.

Plusieurs facteurs pourraient justifier mon silence. Manque de temps, procrastination intellectuelle, épuisement…OK! Je ne m’éternise plus sur mon état. Seulement dire que je fais désormais partie de la statistique des nouveaux enseignants qui tombent dans les pièges de la profession. Me voilà confinée à une vie de chat pour quelques semaines. Je suis complètement dépassée par l’essoufflement de ma passion. Je croyais qu’elle était éternelle.

J’ai compris dernièrement que j’étais très fragile aux propos qu’on tient sur les enseignants de français. Très souvent, j’écoute une tribune, je lis un article ou je discute avec des amis et je dois ensuite défendre mon statut. Je trouve difficile qu’on doute de la compétence des enseignants de français. Dernièrement, une chargée de cours de l’Université Laval a clamé sur les ondes « de ne plus faire confiance aux enseignants.» J’ai eu un haut-le-cœur immédiat. Je n’ai jamais autant compris à quel point la reconnaissance sociale était importante pour l’exercice d’une profession.

Annuellement, j’assiste à la décapitation des nouveaux étudiants du baccalauréat qui ne réussissent pas un examen d’entrée. Parfois, je me fais dire que je suis à moitié ou mal formée. Ça me désole, cette détraction.

J’ai étudié quatre années en enseignement et une année en études anciennes, mais, socialement, on lève le nez et on doute. J’aimerais tant qu’on nuance le discours, qu’on rationalise le débat, qu’on soit moins virulent.

Ce n’est pas parce que tout le monde a posé son joli fessier sur un banc d’école que chacun peut se permettre de juger la qualité du travail des enseignants. Un instant! C’est plus complexe que ça!

Moi, j’aimerais qu’on fasse confiance aux enseignants, mais surtout aux enseignants de français. Je peux vous confirmer que cette formation est complexe, difficile, ardue, mais surtout passionnante.

Alors si vous voulez qu’on transmette, à notre tour, cet amour de la langue de Molière, il faut nous faire confiance.

25 septembre, 2006

Bilan du premier livre de l'année!

Bilan de la première lecture de l'année :

Cette année, j'enseigne le français en 5e secondaire. Nous avons un méga programme de lectures, puisque nous abordons huit oeuvres intégrales au programme, oui, oui, huit!
Pour commencer l'année, j'ai opté pour un classique, des classiques : Le Petit Prince. Bon, je vous entends dire : Voyons le Petit Prince, c'est ben bébé. Et bien! C'est ce que mes nouvelles élèves m'ont dit. " hey! rapport le Petit Prince madame, les autres groupes lisent quelque chose de songé, c'est ben bébé, votre affaire madame. " Elles faisaient les bougonnes au début, mais lentement, elles ont été charmées!

Les lectures en classe et les activités effectuées ont su leur faire découvrir ce merveilleux conte philosophique destiné autant aux adultes qu'aux enfants. Je pense qu'elles ont su lire les beautés de ce conte entre les lignes. Je les ai vues grandir intellectuellement. Certaines m'ont dit se sentir meilleures.... Certaines m'ont dit qu'elles avaient aimé lire...!

C'était ma victoire de la semaine! YOUPI!
N'empêche que je suis contente, la magie du Petit Prince a encore fonctionné.

Deuxième livre, celui du mois d'octobre : Les lettres chinoises de Ying Chen. En espérant que la magie s'opère encore...

27 août, 2006

théories palpitantes sur la gestion de classe.

Et voilà! Le retour des classes qui arrive.

Cette année, je recommence à neuf. Je quitte le premier cycle et je vais expérimenter la 5e secondaire. Je ne m'en cache pas, j'ai un énorme deuil à vivre. J'adore enseigner aux élèves de première secondaire. Ils ne sont pas trop corrompus par le système. Mais, je dois faire avec ce qu’on me propose. Et, la diversification de mon expérience est une chose essentielle, alors pas le choix: on change!

J'ai le cerveau en ébullition. Depuis quelques jours, je réfléchis énormément et ce qui habite mes pensées est principalement la façon dont je vais gérer mes classes.

Si je suis si préoccupée par ma gestion de classe, c'est parce que j'entends plusieurs histoires d'horreur sur des groupes d'élèves horribles qui minent la vie d'un prof. Je cherche la façon de ne pas vivre ça et je réalise que partir une année, c'est tout un art! Ça demande beaucoup d'habiletés, de l'intuition et, en même temps, beaucoup d'objectivité pour ne pas se laisser abattre par des élèves qui ont l'air rébarbatifs... Je souligne : qui ont l'air... Oui, oui, avoir l'air, ça peut tromper...

Je sais que les premiers cours sont précieux et importants. Je cherche à tendre vers la perfection, mais comment garantir que le gâteau va lever ? Comment faire ? Quoi dire pour assurer un rapport enseignant-élève de bonne qualité ?
Bon, j'entends déjà ma maître de stage me rappeler que la relation se construit lentement et qu'il faut être patient. J'entends aussi toutes mes amies me dire d'être naturelle, oui c'est vrai tout ça, mais est-ce que ça va fonctionner ? Moi, naturellement, je suis ricaneuse, spontanée, impulsive, émotive. Ça peut faire des dégâts pédagogiques...

Et, il y a aussi tout ceux qui me partagent leurs grandes théories sur l'autorité d'un enseignant.
Et oui, certains me recommandent bêtement d'être froide, distante et sévère, sinon je vais y goûter. "Tu n'es pas là pour te faire aimer, faque n'hésite pas à en sortir une dès le premier cours" La capitulation par le corridor. L'instrument de torture par excellence: le corridor "Pis laisse-les debout, c'est encore plus tortueux" Ouf! Franchement! Je ne veux pas fonctionner par la peur. Je ne veux pas imposer une pseudo-supériorité ridicule, comment pourront-ils avoir confiance sinon ? Non, assurément, je ne choisis pas cette piste.

Ensuite, il y a ceux qui me disent ; l'important est de leur en mettre plein la vue. Bourre-les de contenus. Montre-leur ta supériorité avec tes connaissances, ils seront impressionnés et tu auras la paix : WOUACH! jamais de la vie. Ça se peux-tu...
Je ne veux pas être restreinte au simple rôle de "cracheuse de contenus" Je veux justement leur enseigner de se méfier de ceux qui tentent de les impressionner par un étalage douteux de connaissances... Non, vraiment, pas ça non plus.

Et, il y a ceux qui me disent que parce que je suis jeune, je vais vivre une année d'enfer. Franchement! Je le sais que j'ai l'air d'avoir 14 ans 1/2 et que toutes mes élèves sont plus grandes que moi, mais vraiment... Suis-je à ce point condamnée ?

Vos théories sur la construction de l'autorité sont palpitantes! Merci pour l'encouragement tout le monde, mais je vais réfléchir encore…